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Should I report? The role of general and sexual orientation-specific bullying policies and teacher behavior on adolescents’ reporting of victimization experiences

Référence

Berger, C., Poteat, V. P., & Dantas, J. (2019). Should I report? The role of general and sexual orientation-specific bullying policies and teacher behavior on adolescents’ reporting of victimization experiences. Journal of School Violence, 18(1), 107–120. https://doi-org.acces.bibl.ulaval.ca/10.1080/15388220.2017.1387134

Résumé

L'intimidation est une préoccupation centrale pour les chercheurs, le personnel scolaire et les décideurs politiques. Un corpus de littérature cohérente montre la prévalence actuelle de la victimisation et les conséquences négatives pour les adolescents victimes, telles que la solitude, les idées suicidaires et des niveaux inférieurs d’estime de soi et d'appartenance à l'école. Les élèves peuvent être victimes d’intimidation en raison de leur orientation sexuelle, de leur identité de genre ou de leur expression réelle ou perçue. La recherche montre que les jeunes de minorités sexuelles (lesbiennes, homosexuels, bisexuels, transgenres ou en question ; LGBTQ) sont plus victimes d’intimidation que leurs pairs hétérosexuels. Néanmoins, peu d’études ont abordé les expériences vécues par les jeunes LGBTQ.

 

À la lumière de ces constats, la présente étude adopte une perspective écologique en se concentrant sur les perceptions des élèves concernant les politiques de lutte contre l’intimidation de leur école, le comportement du personnel scolaire et la confiance que les élèves lui accordent, et sur la manière dont ces facteurs sont associés à la dénonciation des actes d’intimidation.

 

Les élèves de quatre écoles secondaires de Santiago au Chili ont participé à cette étude (N = 1 122). Parmi les participants, seuls 36% ont déclaré croire que leur école appliquait une politique en matière de lutte contre l'intimidation et seulement 31% ont déclaré croire que leur école avait une politique en matière de lutte contre l'intimidation en raison de l’orientation sexuelle. En ce qui concerne l’expérience de victimisation homophobe, 12% des jeunes avaient subi une victimisation verbale, 6%, une victimisation physique et 4%, une agression physique. Par rapport aux comportements des enseignants et du personnel de l’école rapportés par les élèves, 20% avaient entendu des commentaires homophobes de la part du personnel scolaire et 65% avaient vu des enseignants ou des membres du personnel intervenir contre les comportements homophobes. En moyenne, les étudiants ont signalé une confiance modérée envers le personnel scolaire lorsqu'ils subissent une victimisation homophobe. Enfin, 62% des élèves ont indiqué qu'ils n'avaient jamais signalé leurs expériences d'intimidation à un enseignant ou à un membre du personnel.

 

Les résultats soulignent que le harcèlement homophobe (et par conséquent toute forme de discrimination) ne constitue pas un problème de groupe minoritaire, mais renvoie à un problème communautaire dans lequel le respect et la sollicitude envers les autres devraient être au centre de toute intervention ou politique.

Axe
Axe 2 : Le milieu scolaire et son organisation,
Axe 4 : Les politiques publiques et les médias