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The bully at school: An interdisciplinary approach /l'intimidateur à l'école : une approche interdisciplinaire

Référence

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Carter, S. (2013). The bully at school: An interdisciplinary approach. Issues in Comprehensive Pediatric Nursing, 35(3-4), 153-162. DOI: 10.3109/01460862.2012.708215.

Résumé

Les études montrent que les comportements délinquants et criminels à l’âge adulte peuvent être prédits par les manifestations de comportements violents au cours de l’enfance et de l’adolescence. Mais, jusqu’à maintenant, peu de recherches ont été menées dans le but de comprendre pourquoi certains enfants et adolescents agressent de manière répétitive leurs pairs. Cette méconnaissance contribue selon Carter (2013) à faire perdurer : 1) la minimisation de l’importance d’intervenir auprès de ces jeunes agresseurs, 2) les lacunes de formation du personnel scolaire au sujet des problèmes de comportements et 3) explique l’efficacité décevante de certains programmes de prévention de la violence. L’objectif de cette étude était de dresser un aperçu des symptômes et des causes liés à ces comportements et d’identifier certaines interventions pour intervenir face à cette problématique.  

 

Les études consultées (n=43) indiquent que les enfants et les adolescents qui agressent leurs pairs à répétition présentent des symptômes de désordres psychiatriques. Selon la littérature scientifique, la persistance des comportements d’agression, particulièrement lorsqu’ils sont orientés vers des pairs moins âgés ou plus âgés, nécessite une évaluation et une intervention psychiatrique. Ces comportements peuvent traduire des troubles comme la personnalité bipolaire, antisociale, paranoïde, histrionique ou un historique familial de comportements antisociaux. Pour ces enfants et ces adolescents, l’approche de santé mentale est plus efficace que l’approche de la socialisation et permet d’intervenir sur les autres troubles comorbides.

 

Par ailleurs, les recherches ont montré que les enfants et les adolescents qui manifestent de manière chronique des comportements d’opposition, qui ignorent les normes sociales et le droit des autres, ceux qui volent, mentent, qui font preuve de cruauté, d’hostilité, d’impulsivité, ceux qui blâment les autres, qui les ennuient délibérément, qui ne montrent aucun remords, ceux qui sont colériques, vindicatifs, rancuniers, méprisants, qui sont dépressif ou atteint de TDAH sont trois à onze fois plus susceptibles à l’âge adulte de montrer des caractéristiques des troubles de la personnalité que leurs pairs non agresseurs. Le manque de ressources en santé mentale dans le milieu scolaire, le manque de surveillance aux endroits vulnérables, un système inadéquat ou absent pour enregistrer les incidents d’agression et les multiples résistances des parents constituent des facteurs qui nuisent à la prise en charge rapide de ces enfants et de ces adolescents.

 

Enfin, les études répertoriées indiquent que l’intervention précoce dans la vie de l’enfant est reconnue comme étant la plus efficace. De plus, la prise en charge rapide des jeunes agresseurs permet d’éviter qu’un plus grand nombre de leurs pairs ne deviennent des victimes et aient à subir les conséquences négatives. Les directions d’établissement et les enseignants doivent être formés pour pouvoir reconnaître et comprendre les symptômes des enfants et des adolescents qui manifestent ces comportements chroniques et pour pouvoir travailler de concert avec les parents et les experts en santé mentale, et ce, afin de réduire les risques que la situation ne dégénère. 

Axe
Axe 2 : Le milieu scolaire et son organisation