Retour au répertoire

School bullying: its nature and ecology

Référence

Espelage, D.L., De La Rue, L. (2013). School bullying: its nature and ecology. International Journal of Adolescent Medicine and Health, 24(1), 3-10. DOI : 10.1515/ijamh.2012.002.

 

 

Résumé

Actuellement, à travers le monde, l’intimidation est l’un des problèmes de santé publique les plus préoccupants, et ce, principalement parce que plus aucun doute ne subsiste au sujet des impacts sur la santé psychologique à court et à long terme chez les enfants et les adolescents qui y sont exposés. Afin de faire une synthèse des connaissances actuelles, les chercheurs ont étudié différentes méta-analyses portant sur l’impact de l’intimidation en contexte scolaire et sur l’efficacité de programmes d’intervention existants, et ce, en fonction de  différents facteurs interdépendants et susceptibles d’avoir une influence sur les manifestations d’intimidation, soit les caractéristiques individuelles, familiales, psychosociales et scolaires.

 

De manière constante, la prévalence de l’intimidation apparaît se situer autour de 10% chez les adolescents du niveau secondaire. Cependant, elle s’élève à 27% chez les jeunes adolescents qui sont inscrits au niveau du middle school (premier cycle du secondaire), et même certaines études menées dans des écoles américaines indiquent que ce pourcentage s’élève à 30%. Plusieurs des facteurs récurrents sont identifiés comme le fait d’être 1) un garçon, 2) de type caucasien, 3) d’origine hispanique. Les associations avec les dimensions psychosociales ou scolaires sont précisées. Par exemple, la victime présentera plus souvent des comportements internalisés, de faibles habiletés sociales et une réussite scolaire compromise, alors que pour l’agresseur les comportements externalisés et les difficultés académiques sont fréquemment observés. Du côté de l’élève victime/agresseur, la comorbidité des problèmes internalisés et externalisés et des attitudes négatives envers lui-même seront plus fréquemment identifiées. Les familles des adolescents impliqués dans des situations d’intimidation ont aussi fait l’objet de caractérisation. Par exemple, pour les agresseurs, le niveau de conflits dans la famille est souvent élevé et la surveillance parentale de même que la cohésion sociale sont faibles. Enfin, les chercheurs remarquent que malgré la longue histoire de recherche sur le sujet de l’intimidation en milieu scolaire peu de recherches ont été menées afin d’évaluer l’efficacité des différents programmes mis en place pour contrer l’intimidation. Les résultats obtenus jusqu’à maintenant suggèrent que peu de programmes sont réellement efficaces.

 

L’étude conclue que des recherches dans les domaines des neurosciences, de l’observation des méthodes d’enseignement, de l’ajustement aux différents sous-groupes d’élèves et de la prise en compte de la dynamique entre les pairs pourraient être bénéfiques pour l’amélioration des programmes pour prévenir et contrer l'intimidation à l’école.

Axe
Axe 2 : Le milieu scolaire et son organisation