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Rates of cyber victimization and bullying among male Australian primary and high school students/ Taux de cibervictimisation et de cyberintimidation chez les élèves masculins des écoles australiennes de niveaux primaire et secondaire

Référence

Sakellariou, T., Carroll, A. & Houghton, S. (2012). Rates of Cyber Victimization and Bullying among Male Australian Primary and High School Students. School Psychology International, 33(5), 533-549.

doi 10.1177/0143034311430374.

Rates of cyber victimization and bullying among male australian primary and high school students/ Taux de cibervictimisation et de cyberintimidation chez les élèves masculins des écoles australiennes de niveaux primaire et secondaire

 

RÉSUMÉ

 

La prévalence et la nature des formes électroniques d’intimidation (cyberintimidation) ont été étudiées auprès de 1530 élèves masculins d’écoles australiennes de niveaux primaire et secondaire (6-18 ans). Les résultats ont révélé que la victimisation via Internet était la forme la plus commune de cyberintimidation avec 11,5 % d’élèves déclarant l’avoir vécue au moins une fois pendant l’année scolaire. De plus, l’étude démontre que les élèves du début du secondaire (8e à 10e année) sont plus susceptibles d’être victimisés de cette façon. En ce qui concerne le fait d’avoir pratiqué la cyberintimidation, Internet était encore une fois la méthode la plus communément employée, avec 8,5 % d’élèves déclarant l’utiliser. Parmi les quatre formes de cyberintimidation étudiées (courriels, textos, images, Internet/réseaux sociaux), la transmission d’images électroniques était la forme de cyberintimidation la moins déclarée (4,8 %).

 

Plus de 80 % des Australiens âgés de 12 à 18 ans et 20 % des 6 à 13 ans possèdent des téléphones mobiles. Étant donné la facilité d’accès et la volonté des jeunes à utiliser les médias électroniques, pourquoi la cyberintimidation n’est-elle pas plus répandue par rapport aux formes traditionnelles d’intimidation se demandent les auteurs? Dans cette étude, près de 90 % des élèves masculins ont déclaré n’avoir jamais été intimidés à travers les médias électroniques alors qu’un peu plus de 11 % ont révélé avoir été victimisés par Internet, 8 %, par courriel et 6,6 %, par texto. Ces différences se vérifient dans la plupart des pays pour lesquels il existe de telles données. Les auteurs soulignent la difficulté de comparer la cyberintimidation aux formes plus traditionnelles d’intimidation notamment peut-être à cause de la variété des définitions et des mesures utilisées.

 

Les auteurs se sont aussi demandés pourquoi des individus en intimident d’autres via des moyens électroniques retardant la gratification directe qu’ils pourraient en retirer? Selon les résultats d’entrevues menées auprès d’adolescents suspendus de l’école à cause d’actes d’intimidation, la cyberintimidation permet aux intimidateurs de générer de l’anxiété auprès de leurs victimes, en particulier en envoyant des textos tard en soirée de façon à ce que ces dernières les trouvent le lendemain matin avant d’arriver à l’école. Cette gratification à retardement renforce hautement les intimidateurs à cause de l’anxiété créée, permettant à l’intimidateur de renforcer sa réputation en ne dévoilant pas ouvertement à la victime qu’il en est l’auteur.

 

Axe
Axe 1 : Les individus concernés par le phénomène