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Vers un modèle écologique de la victimisation en milieu scolaire

Référence

Côté, A. M., Blais, E., & Ouellet, F. (2015). Vers un modèle écologique de la victimisation en milieu scolaire. Criminologie, 48(1), 261-287. DOI : 10.7202/1029357ar

 

Résumé

Cette étude soutient que le risque de victimisation dans les écoles dépend non seulement de la vulnérabilité et de l’attrait de la victime, mais aussi de tierces parties susceptibles d’influencer le déroulement d’une altercation ou d’exercer un contrôle sur l’auteur d’actes violents. Cette recherche qui adopte une approche écologique vise à améliorer les connaissances sur les facteurs associés à la violence scolaire et notamment de mieux comprendre le rôle des tierces parties (personnel scolaire) sur l’incidence de la violence à l’école.

 

Un questionnaire a été conçu de manière à mettre l’accent sur les contextes de victimisation et souligner les multiples rôles pouvant être revêtus par les élèves. Les dimensions évaluées étaient : 1) les expériences de victimisation des élèves (violences subies) ; 2) les comportements externalisés (actes violents commis) ; 3) le sentiment de sécurité ; 4) les réactions des témoins et victimes de violence ; et 5) les milieux familial et social. Au total, 838 élèves de cinquième et sixième année ont pris part au sondage. Ces élèves viennent de 16 écoles d’une région urbaine du Québec.

 

Les résultats montrent que le risque de vivre une expérience de victimisation est associé à des facteurs individuels, contextuels et environnementaux. Ces résultats soulignent l’intérêt de développer des programmes de prévention multi-facette pour intervenir en contexte de violence en milieu scolaire. Ces programmes doivent cibler tant les acteurs impliqués,  que les contextes où ces actes prennent place. Ces résultats rappellent que l’implantation de programmes de prévention ne peut se faire sans tenir compte des facteurs de risque et de protection.

Axe
Axe 2 : Le milieu scolaire et son organisation