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A Multilevel Assessment of School Climate, Bullying Victimization, and Physical Activity / Évaluation multiniveaux du climat scolaire, de la victimisation et de la pratique d’activité physique

Référence

 

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Roman, C., & Taylor, C.J. (2013). A Multilevel Assessment of School Climate, Bullying Victimization, and Physical Activity. Journal of School Health, 83(6); 400-407. DOI : 10.1111/josh.12043.

Résumé

Plus de vingt ans de recherches sont venus confirmer l’existence d’un lien entre l’apparition de problèmes de santé mentale comme les troubles anxieux, la dépression et les symptômes physiques et le fait d’être victime d’intimidation à l’école. Cependant, peu de recherches ont exploré le lien entre la victimisation par les pairs et le fait de ne pas pratiquer de l’activité physique. D’une part, les recherches ont montré que dans le milieu scolaire, les agressions se produisent fréquemment durant les périodes d’activités physiques. D’autre part, les résultats d’études récentes montrent qu’il existe une relation entre les agressions par les pairs et l’évitement des périodes d’activités physiques et particulièrement des classes d’éducation physique pour les adolescents qui sont obèses ou en surpoids.

À partir des données tirées de l’enquête nationale Health Behavior in School Aged Children HSBC (2001, 2002), les chercheuses ont voulu identifier les facteurs de l’environnement scolaire qui influencent significativement la pratique d’activité physique chez les adolescents de la 6e à la 10e année (middle school). L’échantillon comprenait 7 786 adolescents répartis dans 176 écoles. Trois hypothèses ont été posées : a) les victimes d’intimidation pratiquent moins d’activités physiques et sont plus fréquemment absentes des classes d’éducation physique, b) les mesures mises en place par l’école expliquent significativement les différences dans la pratique d’activité physique par les victimes d’agressions, c) la présence de programmes de prévention, de surveillants, de même qu’un environnement sécuritaire favorisent la pratique des activités physiques.

Les résultats permettent de constater le lien entre la victimisation et la faible participation aux activités physiques à l’école et l’absence aux périodes d’éducation physique. Les autres hypothèses n’ont pu être confirmées. Considérant que l’école fait partie de la routine quotidienne des jeunes, les auteurs soulignent que bien comprendre les facteurs associés à l'environnement scolaire devient primordial pour l’élaboration à la fois de programmes pour réduire et prévenir l'intimidation et la violence en générale et de programmes pour inciter les jeunes à pratiquer davantage l’activité physique en contexte scolaire. Pour Roman et Taylor, un milieu scolaire sécuritaire favoriserait non seulement une meilleure santé mentale des adolescents, mais aussi une meilleure santé physique.

Axe
Axe 2 : Le milieu scolaire et son organisation