Retour au répertoire

Student Reports of Bullying. Results From the 2001 School Crime Supplement to the National Crime Victimization Survey. Statistical Analysis Report.

Référence

National Center for Education Statistics, U.S. Departement of Education.(2005).

Document
Résumé

Dans une école, la perception de sécurité par les élèves est un des éléments essentiels de leur bien-être et de leur réussite académique. Par ailleurs, les recherches montrent que les taux d’absentéisme, le décrochage scolaire, la faible implication dans les activités scolaires et les comportements perturbateurs sont associés avec un milieu scolaire non sécuritaire. De plus, dans un tel environnement, les jeunes éprouvent plus fréquemment des sentiments de peur, de danger et du stress. Aux États-Unis, les statistiques permettent d’estimer qu’environ 1,7 million de jeunes ont été victimes en 2007 de vols ou de violence. Afin de contribuer à l’effort national pour assurer un environnement scolaire plus sécuritaire et sans violence, les auteurs identifient chez les élèves, les facteurs qui influencent leur perception de sécurité à l’école. Le modèle écologique de Bronfenbrenner leur a permis d’une part d’examiner les multiples facteurs des environnements des jeunes, et de repérer ceux qui risquent le plus de modifier leur perception de sécurité et d’autre part, d’identifier les caractéristiques des jeunes qui sont les plus vulnérables.

 

Les résultats obtenus à partir d’un échantillon représentatif d’élèves (10 à 15 ans) suggèrent que le risque de percevoir l’école comme un lieu non sécuritaire et potentiellement dangereux est plus élevé chez les garçons les plus âgés qui proviennent d’un milieu économiquement défavorisé. Les facteurs associés à une perception positive de la sécurité à l’école concernent l’environnement immédiat des élèves : la possibilité qu’ils ont de discuter avec leurs parents au sujet de la vie scolaire, l’accessibilité aux enseignants, la facilité à se faire des amis à l’école de même que la présence de règles claires. Enfin, résider loin des grands centres, dans une zone perçue par les jeunes comme sécuritaire, diminue le risque de percevoir l’école comme un lieu non sécuritaire.

 

Les auteurs suggèrent que la mise en place d’un environnement scolaire sûr et sécuritaire repose sur la création d’occasions pour que les jeunes se fassent des amis, sur la capacité des enseignants à recourir à des méthodes positives pour renforcer les comportements appropriés et mettre fin aux comportements perturbateurs. Ils identifient l’importance pour l’école de mettre en place un cadre clair qui décrit les règles et les conséquences aux manquements. Plusieurs programmes existent déjà en milieu scolaire et selon les auteurs, les personnes chargées de choisir et de mettre en place les interventions doivent accorder une attention particulière aux garçons les plus vulnérables.

 

Axe
Axe 1 : Les individus concernés par le phénomène