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Impact de deux interventions visant à améliorer la compétence sociale chez des enfants agressifs à la maternelle

Référence

Moisin, A., Poulin, F., Capuano, F., & Vitaro, F. (2014). Impact de deux interventions visant à améliorer la compétence sociale chez des enfants agressifs à la maternelle. Revue canadienne des sciences du comportement, 46(20, 301-311.

Résumé

Selon la littérature, l’agressivité chronique depuis le jeune âge constitue un facteur de risque pour des problèmes d’adaptation ultérieurs, dont la délinquance, la violence et le décrochage scolaire. De nombreux facteurs d’ordre biologique, cognitif et environnemental pourraient contribuer à l’émergence ou au maintien de l’agressivité chez les enfants. Parmi ces facteurs, certains auteurs ont souligné l’importance des déficits de compétence sociale. Cette étude avait pour objectif d’examiner l’impact de deux interventions visant à augmenter la compétence sociale des enfants agressifs à la maternelle. Les participants étaient des élèves de maternelle (n = 182 ; 69 % de garçons) provenant de 41 écoles de la Commission scolaire de Laval (Québec). L’échantillon a été reparti aléatoirement dans trois conditions : a) intervention portant sur la promotion de la compétence sociale en classe (PCS); b) intervention PCS combinée à une intervention dyadique avec un pair (PCS + ID), et c) contrôle. Les effets des interventions ont été mesurés au moyen de questionnaires (remplis par les parents et les enseignants), d’une observation directe des comportements et d’une entrevue individuelle avec les enfants.

 

Après les interventions, les enfants des deux conditions expérimentales présentent de meilleures habiletés de résolution de problèmes sociaux comparativement à ceux de la condition contrôle. L’observation directe révèle que les garçons de la condition PCS et les filles de la condition PCS + ID sont plus enclins à proposer une idée à leurs pairs. Toujours selon l’observation directe, une tendance à la hausse est aussi remarquée pour la coopération dans les deux conditions expérimentales. La condition PCS  + ID ne présente pas un effet supérieur à celui de la condition PCS. Les auteurs concluent que des recherches futures sont nécessaires pour étudier l’influence de différents modérateurs sur l’impact de ces interventions. Par exemple, le type d’agressivité présenté par les enfants (agressivité réactive ou proactive), le niveau de base d’agressivité avant l’intervention et la présence ou non de psychopathologie (hyperactivité, anxiété, dépression, etc.) pourraient influencer les acquis faits par les enfants au cours de ces interventions.

Axe
Axe 1 : Les individus concernés par le phénomène