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Peer victimisation in Fifth Grade and Health in Tenth Grade/victimisation par les pairs en cinquième année et santé en dixième année

Référence

Bogart, L., Elliot, M. N., Klein, D. J., Tortolero, S. Mrug, S. Peskin, M., & al. (2014). Peer victimisation in Fifth Grade and Health in Tenth Grade. Pediatrics, 133, 440-447.

Résumé

Cette étude est une des premières à se pencher sur les conséquences combinées de l'intimidation, autant à l'école primaire qu'au secondaire. L’objectif de la présente recherche est d’examiner le lien entre la victimisation par les pairs et la santé physique et mentale chez les jeunes de la cinquième année du primaire à la fin du secondaire. Pour ce faire, les chercheurs ont comparé la fréquence des expériences d’intimidation vécues (expérimentée dans le passé seulement, expérimentée dans le présent seulement, expérimentée dans le passé et dans le présent et pas d’expérience d’intimidation) chez 4297 jeunes âgés de 10 à 17 ans de 153 écoles situées à Birmingham, Los Angeles et Houston. Les auteurs ont émis l'hypothèse selon laquelle les jeunes qui ont vécu à la fois de l'intimidation dans le passé et dans le présent auraient un moins bon état de santé que les jeunes qui ont vécu de l'intimidation dans le présent ou dans le passé seulement; quant aux jeunes n’ayant vécu aucune expérience de victimisation, ils seraient globalement en meilleure santé. Les jeunes (et leurs parents) ont été périodiquement interrogés au sujet de leur santé physique et mentale, tout comme au sujet de l'intimidation.

 

L’étude démontre qu’être victime d’intimidation à long terme a un impact grave sur la santé générale de l'enfant et que ses effets peuvent s'accumuler et s'aggraver avec le temps. L’intimidation, tout âge confondu, est associée à une détérioration de la santé physique et mentale et à une augmentation des symptômes de dépression. Les participants victimes d'intimidation soutenue éprouvaient aussi plus de difficultés à pratiquer des activités physiques. Pour conclure, les auteurs insistent sur l’importance de prévenir cette problématique dès les premières années scolaires et ainsi éviter les effets nuisibles à long terme. Enfin, ils mentionnent que d’autres recherches sont nécessaires pour développer et tester rigoureusement les moyens d’intervention à tous les niveaux afin d’aider les cliniciens, les parents et le personnel scolaire à prévenir et gérer ce phénomène en contexte scolaire.

Axe
Axe 1 : Les individus concernés par le phénomène