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Polyvictimisation et comportements à risque chez des élèves chinois du High School/Poly-victimization and Risky Adolescent Behaviors among Chinese High-School Students

Référence

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Chang, K. L. (2014). /Poly-victimization and Risky Adolescent Behaviors among Chinese High-School Students. Criminologie, 47(1), 85-103. DOI: 10.7202/1024008ar.

Résumé

De nombreuses recherches se sont concentrées sur l’étude d’une seule forme de violence faite aux élèves. Selon l’auteur, les enfants qui subissent une forme de victimisation sont plus à risque d’en subir d’autres formes. De plus, les effets de la victimisation multiple sont à la fois plus nuisibles et plus difficiles à traiter. Par conséquent, en se concentrant sur seulement un ou deux types de victimisation, cela peut conduire à une surestimation des impacts d’un type de victimisation. Cette étude s’intéresse à la prévalence de la polyvictimisation dans un échantillon large et diversifié, obtenu dans six villes chinoises. L’objectif est de fournir un portrait systématique et fiable de la victimisation des enfants en Chine à l’aide du questionnaire sur la victimisation juvénile (Finkelhor & al., 2005). Une stratégie d’échantillonnage stratifié à deux niveaux a été employée afin de recruter des élèves du secondaire de novembre 2009 à juillet 2010 dans différentes zones géographiques en Chine. Un total de 18 341 adolescents âgés de 15 à 17 ans (53,3 % de garçons, âge moyen de 15,9 ans) a été recruté.

 

La prévalence de tout type de violence envers les élèves était faible (23,2 % pour l’année précédente) par rapport à celle des États-Unis où des études épidémiologiques sur la victimisation ont révélé qu’environ 71 % des jeunes étaient victimes d’un ou de plusieurs types de victimisation. On remarque une différence similaire concernant la polyvictimisation durant l’année précédente, qui était de 9,2 % dans cette étude et de 22 % dans les études américaines. Il y a des différences significatives selon le sexe quant à la prévalence de la polyvictimisation, les garçons étant plus susceptibles que les filles de déclarer avoir été polyvictimisés. Les résultats obtenus révèlent également que certains facteurs de risque seraient associés à la polyvictimisation : l’emplacement de l’école, avoir de la fratrie, avoir des dépendances et être engagé dans des comportements sexuels. Enfin, cette étude met en évidence la nécessité d’une intervention ou d’un traitement prioritaire en cas de polyvictimisation. Puisque les jeunes qui subissent de multiples victimisations présentent une plus grande probabilité à s’impliquer dans divers comportements à risque, ils ont besoin d’une intervention rapide afin de prévenir ces conséquences négatives. Cette étude souligne également la nécessité d’un traitement plus englobant qui intègre les comportements à risque et la victimisation et aborde ces deux problèmes à la fois.

Axe
Axe 1 : Les individus concernés par le phénomène