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Sibling bullying and risk of depression, anxiety and self-harm: a prospective cohort study/Intimidation au sein de la fratrie: risque de dépression, d’anxiété et d’automutilation: une étude de cohorte prospective

Référence

 

Consulter la version complète de l'article (en anglais uniquement) à :

 

Bowes, L., Wolke, D.,  Joinson, C., Lereya, S. T., & Lewis, G. (2014). Sibling bullying and risk of depression, anxiety and self-harm: a prospective cohort study. Pediatrics, 134(4), 1-8. Disponible à : http://pediatrics.aappublications.org/content/134/4/e1032.full.pdf+html.

Résumé

Alors qu’être victime d'intimidation par les pairs à l’école est souvent associée à un risque accru de troubles psychiques à l’âge adulte, la question des conséquences sur la santé mentale chez les jeunes victimes d’intimidation par un frère ou une sœur est peu documentée dans les écrits scientifiques. L’objectif de l’étude était de vérifier si l’intimidation dans la fratrie augmente le risque de dépression, d’anxiété et d’automutilation chez le jeune adulte.

 

Les résultats obtenus à partir d’un échantillon initial de 6928 jeunes britanniques âgés de 12 ans suggèrent qu’être régulièrement victime d'intimidation par un frère ou une sœur pendant l'enfance augmenterait le risque de troubles psychiques à 18 ans. Au départ, 11,4 % des participants ont dit avoir été victimes d'intimidation de la part de leur frère ou de leur soeur plusieurs fois par semaine, 9,6 % subissaient le même sort sur une base hebdomadaire et 9,3 %, de deux à trois fois par mois. En moyenne, les victimes ont déclaré que l'intimidation avait commencé à l'âge de huit ans. 

 

Après avoir suivi une évaluation relative aux troubles psychiques à l’âge de 18 ans, les jeunes qui avaient déclaré avoir été victimes d'intimidation par un frère plusieurs fois par semaine se sont révélés être deux fois plus susceptibles de souffrir de dépression (12,3 %), d'automutilation (14 %) et d'anxiété (16 %) que les enfants qui n’ont jamais vécu des expériences d’intimidation. Les filles étaient légèrement plus susceptibles d'être victimes d'intimidation que les garçons, surtout celles ayant un frère ainé et dans les familles où il y avait trois enfants ou plus. L’étude conclut que des interventions visant à prévenir ou contrer l’intimidation vécue dans la famille devraient être conçues et évaluées.

Axe
Axe 1 : Les individus concernés par le phénomène