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Adolescent bully-victims: social health and the transition to secondary school/ Les adolescents intimidateurs-victimes d’intimidation: la santé sociale et le passage à l’école secondaire

Référence

Lester, L., Cross, D., Shaw, T., & Dooley, J. (2013). Adolescent Bully-Victims : Social Health and the Transition to Secondary School. Cambridge Journal of Education, 42(2), 213-233. doi/abs/10.1080/0305764X.2012.676630.

 

Adolescent bully-victims: social health and the transition to secondary school/ Les adolescents intimidateurs et victimes d’intimidation: la santé sociale et le passage à l’école secondaire

 

RÉSUMÉ

 

Cette étude menée auprès de 3459 élèves fréquentant des écoles catholiques australiennes et âgées entre 11 et 14 ans pendant la transition de l’école primaire à l’école secondaire aborde les cheminements et les facteurs causals associés au fait d’être victime intimidatrice à l’école. Ce dernier concept fait référence à l’élève qui déclare à la fois intimider les autres et être la cible d’intimidation de ses pairs. L’agression proactive inclut un comportement dirigé vers une victime pour atteindre un but particulier et permet à l’agresseur de créer et de maintenir avec succès une domination et un statut élevé parmi son groupe de pairs. Cette forme d’agression est renforcée par le soutien des pairs. Par contraste, l’agression réactive est décrite comme une réaction à une provocation ou une menace perçue et se caractérise par un comportement impulsif utilisé pour soulager la frustration, l’anxiété, ou la peur.

 

Les résultats issus de cette étude, montrent que typiquement les victimes intimidatrices sont plus susceptibles d’être détestées et socialement isolées, solitaires et moins capables de développer des amitiés positives avec des pairs que les élèves qui ne font qu’intimider ou sont seulement victimisés. Selon les auteurs, ces victimes intimidatrices rapportent davantage de comportements problématiques tels que la consommation d’alcool, des désordres alimentaires, la délinquance, la violation des règles parentales et le port d’armes et, en comparaison avec leurs pairs, ils rapportent davantage de blessures physiques.

 

Par ailleurs, parmi les jeunes impliqués dans l’intimidation, ce sont les victimes intimidatrices qui ressentent le moins d’attachement à l’école. Les victimes intimidatrices constituent le sous-groupe impliqué dans l’intimidation le plus à risque, car l’adaptation psychosociale de ces jeunes est plus pauvre que celle de ceux qui sont uniquement intimidateurs ou intimidés. Ils sont plus souvent intimidés, et vivent davantage d’expériences de victimisations physiques, relationnelles et de cyberintimidation. Ils démontrent aussi plus de symptômes intériorisés (dépression, anxiété, troubles psychosomatiques et alimentaires) et extériorisés (troubles de la conduite, agressivité, déficit de l’attention et hyperactivité) que tous les autres sous-groupes impliqués dans l’intimidation. Enfin, l’examen des cheminements de la victime intimidatrice suggère que le moment critique pour prévenir et réduire le traumatisme de l’intimidation doit précéder la transition de la fin de l’école primaire et le début de fréquentation de l’école secondaire.

 

Axe
Axe 1 : Les individus concernés par le phénomène