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Associations of School Violence with Physical Activity among U. S. High School Students/ Liens entre la violence à l'école et l'activité physique chez les élèves du secondaire aux États-Unis

Référence

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Demissie, Z., Lowry, R., Eaton, D. K., Hertz, M. F., & Lee, S. (2013). Associations of School Violence with Physical Activity among U. S. High School Students. Journal of Physical Activity & Health. Sous presse.

Résumé

Les chercheurs rapportent qu’en 2008, selon l’étude Indicators of School Crime and Safety (Zhang & al., 2010), la prévalence des actes criminels non mortels dans les écoles des États-Unis chez les jeunes âgés entre 12 et 18 ans était de 47/1000 alors qu’il était de 38/1000 à l’extérieur de l’école. Par ailleurs, une autre étude (Moore & al., 2010) révèle que la crainte d’être agressés par les pairs constitue une barrière à l’activité physique chez les adolescents. Demissie et al. (2013) ont donc voulu vérifier la nature du lien entre les manifestations de comportements violents dans et à l’extérieur de l’école et la prévalence de l’activité physique ainsi que des comportements sédentaires de jeunes.

 

Les données utilisées proviennent de l’enquête nationale menée aux États-Unis auprès de 16 460 adolescents inscrits de la 9 à la 12e année, intitulée 2009 National Youth Risk Behavior Survey. Les résultats indiquent qu’il existe un lien significatif entre les comportements violents, l’activité physique et les comportements sédentaires avec des différences marquées entre les garçons et les filles. Cependant, chez les garçons comme chez les filles l’absentéisme scolaire en raison des craintes pour leur sécurité est associé avec le temps passé à jouer à des jeux vidéo ou à l’ordinateur. Par ailleurs, chez les garçons, être victime d’intimidation à l’école est associé avec une faible probabilité d’activité physique et de participation sportive. En revanche, être menacé ou blessé avec une arme à l’école et les bagarres à l’école et à l’extérieur de l’école sont positivement associés avec l’activité physique chez ces derniers. Quant aux filles, les bagarres à l’école sont négativement associées à la participation sportive et positivement associées au temps passé à regarder la télévision.

 

Les chercheurs concluent que l’activité physique peut être considérée comme un facteur de protection contre la victimisation par l’intimidation. Cependant, ils insistent sur l’importance de renforcer le sentiment d’appartenance des adolescents envers leur école. Surtout dans le contexte où, disent-ils, la fréquence des actes de violence y sont plus fréquents par rapport à ce qui est à l’extérieur de l’école. Demissie et al. soulignent qu’en plus d’être un facteur fortement associé à la protection contre la violence, le sentiment d’appartenance et l’engagement scolaire sont associés à la pratique d’activité physique. Ils rappellent que le développement du sentiment d’appartenance inclut le développement de liens de confiance avec les élèves et d’un climat scolaire positif. Pour les chercheurs, la promotion de l’activité physique doit être considérée dans la lutte contre la violence à l’école.

Axe
Axe 1 : Les individus concernés par le phénomène