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Violence and School Shootings / Violence et fusillades à l'école

Référence

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Flannery, D.J., Modzelski, W., & Kretscmar, J.K. (2013). Violence and School Shootings. Current Psychiatry Reports, 15 (1): 331-338. DOI: 10.1007/s11920-012-0331-6.

Résumé

Les fusillades meurtrières dans les écoles sont plutôt rares. Aux États-Unis, entre 1996 et 2006, les homicides de cette nature comptent pour moins de 2 % de tous les homicides chez les 5-18 ans. Cependant, lorsqu’elles surviennent, leurs impacts négatifs sur les personnes, l’école et la communauté sont significatifs et durables.

 

Peu de recherches empiriques et systématiques ont été menées jusqu’à maintenant pour documenter les facteurs de risques et les motivations de ceux qui les commettent, qu’ils réussissent ou non à faire une ou plusieurs victimes. L’étude réalisée par Flannery et al. (2013) porte sur les fusillades qui se sont produites au cours des années 2000 à 2010, aux États-Unis, dans les écoles du niveau préscolaire, primaire et secondaire. L’objectif était de dresser, à partir d’une revue de littérature, un bilan de ce qui est connu au sujet des auteurs des fusillades. Des pistes de recherche à entreprendre sont identifiées.

 

Les indicateurs connus comme l’expression par un enfant ou un adolescent de colère, de désespoir, le fait d’être victime d’abus, d’intimidation ou de subir ou d’avoir subi un traumatisme, la conception que l’usage de la violence soit acceptable pour résoudre les problèmes, les intentions suicidaires, la production de dessins ou de textes mettant en scène la violence, la fascination et l’accès à des armes à feu, ou encore des relations dysfonctionnelles avec les pairs, le rejet par les pairs, l’absence de lien significatif et positif avec un adulte, l’inquiétude des adultes concernant le danger qu’il représente vis-à-vis de lui-même ou des autres sont parmi les indices qui permettent de préciser l’importance du risque du passage à l’acte. Parmi les facteurs de risque identifiés dans la littérature, les problèmes de santé mentale (dépression, psychose, psychopathie) souvent non traités en combinaison avec d’autres psychopathologies, comme les personnalités antisociales, sont récurrents. De même, l’incapacité de mettre en place des protocoles d’interventions appropriés en raison des politiques de confidentialité qui restreint l’accès aux informations concernant la santé mentale est aussi pointée.

 

Selon les auteurs, plusieurs aspects nécessitent des éclaircissements. Parmi eux, les conséquences à long terme sur la santé mentale des survivants et des témoins. Les cas où les menaces proférées n’ont pas abouti, ou les fusillades ont été évitées, de même que les cas où une seule personne a été tuée dans les murs de l’école ou ailleurs doivent mieux être compris. En outre, les intentions suicidaires ou non de l’auteur derrière l’exécution de son acte meurtrier nécessitent plus d’études. Plus d’informations concernant l’aspect de la santé mentale permettraient de savoir comment prévenir la conception de tel projet ou sa mise en exécution. Aussi, puisqu’il existe une grande variété de facteurs conduisant à la conception et à la mise en exécution des fusillades, il est nécessaire de concevoir différents protocoles d’identification et d’approches préventives.

Axe
Axe 1 : Les individus concernés par le phénomène