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The role of teachers in the prevention of violence of education centres

Référence

Comellas, M.J. (2010). The role of teachers in the prevention of violence of education centres. Psychology, Society & Education, 2(1), 31-43.

Résumé

Dans une classe, la dynamique du groupe a une influence déterminante sur les attitudes et les comportements individuels. Quand l’enseignant connait les perceptions qu’ont les élèves de leur place dans le groupe par rapport à la réalité, il peut offrir davantage d’opportunités favorisant la cohésion et la stabilité et ainsi améliorer le bien-être de chacun des élèves. Selon l’auteure, la qualité et la quantité des interrelations dans un groupe ont une influence déterminante sur le développement individuel et social.

 

L’article présente les résultats obtenus dans le cadre d’une recherche-action visant à analyser la dynamique de groupe sur la base des perceptions des élèves eux-mêmes. Cette étude a impliqué 480 classes scolaires réparties dans 65 écoles privées et publiques de la Catalogne. En tout, 8 689 élèves, dont 4 261 au niveau du primaire et 4 462 au niveau du secondaire ont rempli, entre 2006 et 2009, un questionnaire sociométrique comportant 4 questions : 1) Quelles personnes dans ton groupe voudraient être avec toi pour faire une activité? 2) Lesquelles ne le voudraient pas? 3) Qui penses-tu te choisirais? 4) Ne te choisiraient pas? Ce questionnaire permet de mesure la dynamique de groupe, notamment la perception de chaque élève par rapport au groupe, de la place qu’il occupe et de son degré d’inclusion ou d’exclusion. Les résultats obtenus permettent de faire ressortir des informations sur la cohésion du groupe, la stabilité et la dynamique des relations entre les élèves.

 

Les résultats rapportent que 42,3 % des élèves ont très peu de liens avec le groupe auquel ils appartiennent. Selon Comellas, cette situation est préoccupante puisque l’inclusion dans le groupe est un facteur déterminant entre autres, du bien-être, de la motivation à s’impliquer dans les activités, de la construction de leur identité, du développement de l’empathie et du sentiment d’appartenance. Par ailleurs, le rejet par les pairs donne un indice de la nature positive ou négative de la coexistence. Dans ce cas, 10 % des filles et 16 % des garçons mentionnent avoir été rejetés à plus de 11 reprises. Cette situation est particulièrement grave pour 189 élèves (2,2 %), qui signalent avoir été rejetés à plus de 21 fois.

 

Peu d’élèves ont une perception positive à leur égard. C’est le cas pour 30,7 % des filles et 28,6 % des garçons, alors que 55,9 % des garçons et 54,8 % des filles sous-évaluent nettement leur acceptation par les pairs. Les perceptions erronées nuisent au développement de liens positifs entre les élèves. De même, plusieurs imaginent être rejetés plus que ce qu’ils ne le sont en réalité, soit 40,2 % des filles et 32,6 % des garçons. Ces impressions constituent un obstacle supplémentaire dans la création de liens positifs.

 

Les nouvelles informations apportées par les résultats de cette recherche ont permis aux enseignants de modifier leur compréhension des perceptions et des relations interpersonnelles dans leur groupe d’élèves. Ces résultats ont fait apparaitre entre autres la nécessité d’abandonner les mesures disciplinaires punitives, d’exclusion ou de marginalisation, mesures qui ne permettent pas d’intervenir correctement dans une situation qui est complexe et qui ne donne pas la chance à l’élève de modifier la nature de ses relations pour lui permettre d’intégrer positivement son groupe.

Axe
Axe 1 : Les individus concernés par le phénomène