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Coping with peer victimization: The role of children’s attributions / Faire face à la victimisation par les pairs: le rôle des attributions de l'enfant

Référence

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Visconti, K.J., Sechler, C.M., & Kochenderfer-Ladd, B. (2013). Coping with peer victimization: The role of children’s attributions. School Psychology Quarterly, 28(2), 122-140. DOI : 10.1037/spq0000014. 

Résumé

Pour les victimes d’intimidation à l’école, les conséquences sont multiples et comportent des effets nuisibles non seulement sur le plan social, mais aussi sur les plans émotionnel et psychologique. Puisqu’il a été maintes fois montré que la manière dont l’enfant réagit aux attaques influence les comportements subséquents de ses camarades, les chercheurs ont voulu identifier les processus cognitifs internes spécifiques associés aux différents choix de réaction dans les situations de victimisation. La connaissance de ces processus permet de mieux intervenir afin de minimiser les risques que des comportements  agressifs se succèdent. En aidant les élèves à apprendre de meilleures façons de réagir, on pourra parvenir à diminuer l’impact de ces agressions répétées sur les victimes.

 

L’échantillon de l’étude était composé de 224 élèves de la 4e à la 6e année, sélectionnés en fonction de leur expérience comme victime et fréquentaient quatre écoles situées dans des villes du Southwest des États-Unis. Les conclusions des chercheurs vont dans le même sens que de la  « social information processing theory » (Crick & Dodge, 1994) et de la « social comparaison theory » (Festinger, 1954). Les auteurs ont dégagés trois types d’attributions causales, soit: 1) La victime peut raisonner de manière à se considérer comme supérieure à son agresseur(Downward Social-Comparison Attribution). Dans cette stratégie défensive, la victime peut considérer que la jalousie est la raison qui motive l’attaque de son agresseur. Cette perception permet à la victime de protéger son estime d’elle-même et d’améliorer son bien-être. Ce type de raisonnement positif est associé avec une stratégie de recherche d’aide auprès des autres et avec la volonté de résoudre le problème; 2) La victime peut raisonner de manière à se voir comme égale à son agresseur (Horizontal-Comparison Attributions). Cette perception de la victime est associée avec l’idée que son agresseur et lui partagent la même manière d’agir. Dans ce cas, la victime accepte tacitement une partie de la responsabilité de la situation. Ce type d’attribution est associé avec un désir de revanche et ne conduit pas à la recherche d’aide auprès d’un adulte. Dans ce processus cognitif, les risques pour la victime de développer des problèmes émotifs sont élevés; 3) La victime peut raisonner de manière à se considérer comme inférieure à son agresseur (Upward Social-Comparison Attributions). Dans ce cas, la victime peut a) s’attribuer la responsabilité du comportement de son agresseur, b) reconnaître que certains de ses comportements peuvent déranger, c) reconnaître qu’elle a fait une erreur, peut-être accidentellement ou volontairement, ce qui a provoqué la réponse agressive. Ce type de raisonnement est associé avec une faible estime de soi, un manque de confiance en soi, et des habiletés sociales peu développées. Selon les auteurs, la victime n’est pas portée à aller chercher de l’aide auprès d’amis ou d’adultes. En général, la victime pense que les adultes seront antipathiques envers elle et sa situation et qu’ils l’accuseront d’avoir provoqué la situation. Elle pourra penser qu’elle n’a d’autres choix que de riposter.

Axe
Axe 1 : Les individus concernés par le phénomène