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Is Cyberbullying Worse than Traditionnal Bullying? Examining for Differential Roles of Medium, Publicity, and Anonymity for the Perceived Severity of Bullying./ La cyberintimidation est-elle pire que l'intimidation traditionnelle? Examiner le rôle différentiel du moyen utilisé, de son aspect public et de l'anonymat dans la perception de la sévérité de l'intimidation.

Référence

Sticca, F., & Perren, S. (2013). Is Cyberbullying Worse than Traditionnal Bullying? Examining for Differential Roles of Medium, Publicity, and Anonymity for the Perceived Severity of Bullying. Journal of Youth and Adolescence, 42(5), 739-750. Repéré à :  http://link.springer.com/article/10.1007%2Fs10964-012-9867-3.

Résumé

La cyberagression (cyberintimidation) se caractérise entre autres par son potentiel d’auditoire élargi, par la possibilité pour l’agresseur d’agir de manière anonyme et d’échapper aux contraintes du temps, de l’espace et de la surveillance. Cependant, aucune étude expérimentale n’avait encore été faite pour comparer la gravité des impacts de la cyberintimidation avec ceux de l’intimidation traditionnelle. Pour réaliser cette comparaison, les auteurs ont considéré que la perception des adolescents pouvait servir d’indicateur pour déterminer la gravité de l’impact de l’intimidation sur les victimes puisque c’est à l’adolescence que les jeunes sont le plus susceptibles de subir ce type d’agression.

 

Une étude longitudinale a été faite en Suisse auprès de 881 adolescents des deux sexes. Au printemps 2011, un premier questionnaire en ligne a permis de recueillir les perceptions du niveau de gravité de scénarios hypothétiques d’intimidation auprès des adolescents alors âgés en moyenne de 13,7 ans. Ces scénarios présentaient des situations d’intimidation ou de cyberintimidation dans les contextes public ou privé et lorsqu’il s’agissait d’humiliation ou d’exclusion. À l’automne 2012, alors qu’ils étaient âgés en moyenne de 14,2 ans, les scénarios présentés devaient permettre de comparer des situations d’intimidation ou de cyberintimidation dans les contextes d’intimidation anonyme ou non anonyme et lorsqu’il s’agissait d’humiliation ou de menaces. Une analyse statistique multivariée a été effectuée afin de comprendre les différents rôles et les possibles interactions entre les caractéristiques des formes d’intimidation étudiées. 

 

L’analyse des résultats a permis aux chercheurs de constater, dans un premier temps, que les jeunes considèrent les scénarios d’intimidation à caractère public plus graves que ceux à caractère privé. Dans un deuxième temps, ce sont les scénarios de menaces anonymes qui ont été perçus comme les plus graves. Les auteurs concluent de manière générale que le caractère public et l’anonymat sont les indicateurs qui déterminent principalement la gravité de l’intimidation tandis que l’impact lié à la forme par laquelle elle se produit est moins important. 

Axe
Axe 1 : Les individus concernés par le phénomène