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Toward a Conceptual Model of Motive and Self-Control in Cyber-Aggression: Rage, Revenge, Reward, and Recreation./ Vers un modèle conceptuel des motifs et de l'auto-contrôle en cyberagression: Colère, revanche, gratification et divertissement.

Référence

Runions, K. (2013). Toward a Conceptual Model of Motive and Self-Control in Cyber-Aggression: Rage, Revenge, Reward, and Recreation. Journal of Youth and Adolescence, 42(5), 751-771. Repéré à :  http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23526207.

Résumé

Malgré la très grande attention accordée à la cyberagression, le modèle conceptuel du phénomène demeure peu élaboré. L’auteur explique que la conceptualisation des  opportunités d’agressions ayant recours aux technologies de communication (TIC) et des comportements qu’elles incitent permet d’améliorer la compréhension du phénomène.

 

Le modèle multidimensionnel est élaboré à partir de la typologie quadripartite de la violence conçue par Howard (2010). Cette typologie se base sur les motifs de l'agression; réactive (défense) vs appétitive (gratification affective) et sur le niveau d’autocontrôle de l’agresseur; impulsif vs contrôlé. Quatre types d’agressions sont ainsi définies : impulsive-réactive (une agression hostile basée sur des sentiments de frustration, de provocation perçue), contrôlée-réactive (rumination et vengeance), contrôlée-appétitive (une agression instrumentale basée sur une planification dans le but de nuire, de sang-froid) et impulsive-appétitive (obtenir sans délai ce qui est désiré).

 

Le modèle conceptuel développé par l’auteur permet de prendre en compte les caractéristiques structurelles et fonctionnelles des TIC et de leur influence sur l’accroissement ou la diminution du risque pour chacun de quatre types d’agression. Ainsi, les capacités personnelles d’autocontrôle et d’auto-efficacité soumises à l’influence de facteurs internes et externes, sont autant d’éléments qui peuvent se combiner aux caractéristiques des TIC et qui permettent d’expliquer l’amplification de certaines tendances. Par exemple, les caractéristiques des communications virtuelles accentuent l’ambigüité des messages notamment par l’absence de repères non verbaux ce qui laisse place à l’interprétation. De même, la méconnaissance de la réaction minimise l’expression d’empathie et de remords alors que le décalage possible dans le temps de la réponse permet la réflexion ou le murissement de la vengeance. L’impression d’avoir un auditoire peut aussi avoir une incidence sur le niveau d’excitation de l’auteur de ces cyberagressions, tout comme la permanence d’accès aux réseaux et la possibilité de conserver l’anonymat influence la propension à agresser. 

Axe
Axe 1 : Les individus concernés par le phénomène