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A prospective longitudinal study of children's theory of mind and adolescent involvement in bullying / Une étude longitudinale prospective de la théorie de l'esprit de l'enfant et la participation des adolescents à l'intimidation

Référence

 

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Shakoor, S.,  Jaffee, S. R.,  Bowes, L., Ouellet-Morin, I., Andreou, P., Happe, F., Moffitt, T. E. & Arseneault, L. (mars 2012).  A Prospective Longitudinal Study of Children's Theory of Mind and Adolescent Involvement in Bullying. Journal of Child Psychology and Psychiatry, 53(3), 254-261.

http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1469-7610.2011.02488.x/full

Résumé

La Théorie de l'esprit (Theory of Mind /ToM) désigne les processus cognitifs permettant à un individu d'attribuer un état mental (ex. : croyances, intentions, désirs) à lui-même ou à une autre personne. Cette aptitude mentale est importante, puisqu’elle aide à prédire ses propres attitudes et actions ainsi que celles des personnes qui nous entourent. Cette étude américaine cherche à savoir si les enfants impliqués dans des situations d’intimidation pendant la jeune adolescence possédaient cette aptitude mentale pendant l’enfance.

 

Les participants à l’étude étaient membres de l’Étude longitudinale sur les risques environnementaux des jumeaux (Environmental Risk (E-Risk) Longitudinal Twin Study), un échantillon national représentatif de 2 232 enfants et leurs familles. Les auteurs ont visité les familles lorsque les enfants avaient cinq, sept, dix et douze ans. L’aptitude mentale décrite par la théorie de l’esprit a été évaluée lorsque les enfants avaient 5 ans en leur demandant d’accomplir huit tâches standardisées. L’identification des enfants victimes d’intimidation, des enfants intimidateurs et des enfants victimes-intimidatrices a été réalisée lorsqu’ils étaient âgés de 12 ans en utilisant les déclarations des mères, des enseignants et des enfants.

 

Un manque d’aptitude mentale (ToM) permet d’identifier une future victime (ampleur de l’effet, d = 0.26), un futur intimidateur (d = 0.25) ou une victime-intimidatrice (d = 0.44) dans la jeune adolescence.  Ces associations ont été maintenues pour les victimes et les victimes intimidatrices après avoir contrôlé les facteurs familiaux (i.e. la maltraitance de l’enfant) et personnels chez l’enfant (i.e. le QI). Les problèmes émotionnels et comportementaux ayant cours au milieu de l’enfance n’ont pas modifié l’association entre l’aptitude mentale et les expériences d’intimidation à l’adolescence.

 

L’étude conclut qu’en dépistant et en soutenant les jeunes enfants qui ont de la difficulté à détecter les intentions, désirs et autres états mentaux d’autrui, on pourrait contribuer à réduire leur vulnérabilité face à leur implication dans l’intimidation et ainsi limiter les effets pervers sur leur santé mentale.

Axe
Axe 1 : Les individus concernés par le phénomène