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A review of mixed methods research on bullying and peer victimization in school / Un examen des recherches à méthodes mixtes sur l'intimidation et la victimisation par les pairs à l'école

Référence

 

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Hong. J.S. & Espelage, D.L. (2012). A Review of Mixed Methods Research on Bullying and Peer Victimization in School. Educational Review, 64 (1), 115-126.

http://www.tandfonline.com/doi/pdf/10.1080/00131911.2011.59891

Résumé

La constatation des effets négatifs associés aux expériences de violence à l’école a amené les chercheurs en éducation, les administrateurs scolaires et les politiciens à exiger des recherches plus rigoureuses portant sur la violence à l’école. Les comportements de violence à l’école ont été principalement examinés en utilisant des méthodes quantitatives. Or, l’utilisation de méthodes mixtes (quantitatives et qualitatives) dans le champ de l’éducation s’est accrue depuis les années récentes.  Toutefois aucune recension systématique des études mixtes portant sur la violence à l’école et la victimisation par les pairs n’a été réalisée à date. Le principal objectif de cet article est de recenser les recherches empiriques sur la violence à l’école ayant utilisé des méthodes mixtes. Les auteurs examinent tout particulièrement les recherches sur la violence à l’école qui ont mené à de nouvelles perspectives, à des connaissances complémentaires  et à des résultats divergents.  Les auteurs font aussi des recommandations pour réaliser des recherches sur la violence à l’école et la victimisation par les pairs en utilisant des méthodes mixtes.

 

Parmi les nouvelles perspectives, l'étude de DeLara (2000), qui a utilisé une méthodologie mixte, ont révélé que les élèves expriment un besoin de supervision et d’intervention par des adultes au cours d’incidents d’intimidation. Ces résultats contredisent nombre de données quantitatives qui rapportent que les élèves hésitent à se rapporter aux adultes. Les connaissances complémentaires obtenues par Kulig, Hall & Kalischuk (2008) en utilisant des méthodes mixtes portent sur les perceptions et expériences des jeunes par rapport à la victimisation par intimidation. L’étude comprenait un questionnaire autoadministré à 180 élèves et des entrevues en profondeur avec 52 élèves. Les chercheurs rapportent que les résultats des entrevues en profondeur sont complémentaires à ceux du questionnaire, ce qui renforce la validité des résultats de l’étude.

 

Par contre des résultats divergents entre méthodes peuvent poser des défis aux chercheurs quand elles génèrent des résultats incompatibles. Par exemple, dans la recherche par méthodologie mixte de Linkroum (2006), les résultats des modèles de régression n’ont pas confirmé l’hypothèse principale que le type de réponses données sur la façon de gérer l’intimidation (tel qu’étudié par des analyses qualitatives) dépendrait du réseau social. Le chercheur a ainsi identifié le manque de conformité entre les résultats obtenus au questionnaire autoadministré et les entrevues comme une limite majeure à la compréhension du phénomène.

Axe
Axe 1 : Les individus concernés par le phénomène