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Peer Network Dynamics and the Amplification of Antisocial to Violent Behavior Among Young Adolescents in Public Middle Schools

Référence

Kornienko, O., Dishion, T. J., & Ha, T. (2018). Peer Network Dynamics and the Amplification of Antisocial to Violent Behavior Among Young Adolescents in Public Middle Schools. Journal of Emotional and Behavioral Disorders, 21(1), 21-30.

Résumé

Les comportements antisociaux (AB) et violents (VB) ont de nombreux effets personnels et collectifs. Les précédentes études sur le sujet ont fait le point sur la construction du comportement antisocial qui amène une transgression des règles et des comportements physiquement violents. Cependant, il demeure crucial de comprendre comment l’amplification des comportements antisociaux découle en des types de violences plus sérieuses en raison des effets psychologiques et physiques sur les victimes et la société. Les preuves soutiennent un modèle de développement en cascade du comportement à problème montrant qu’un comportement antisocial (AB) au début de l’adolescence prédit l’adoption de conduites violentes.

 

L’objectif premier de cette recherche est d’examiner des changements longitudinaux dans la sélection du réseau d’amis et l’influence associée aux comportements antisociaux (AB) et violents autorapportés pendant le secondaire, plus spécifiquement au premier cycle. Pour ce faire, les chercheurs ont testé les deux voies postulées par l’hypothèse de confluence décrite ci-haut, soit la sélection des pairs et l’influence de ceux-ci, en utilisant une approche SNA dynamique. Cette approche explique le rôle des pairs dans l’apparition d’un comportement problématique, pas seulement en observant les pairs comme des sources d’influence, mais aussi en prenant compte que les jeunes ont le choix de leurs amis.

 

L’échantillon sélectionné était composé de 998 adolescents de la sixième année recrutés dans trois écoles secondaires issus d’une communauté métropolitaine du nord-ouest des États-Unis. Ces écoles ont été choisies pour leur voisinage ayant un taux de criminalité très élevé. Les données ont été recueillies au sein de deux cohortes, celle de 1997-1998 et celle de 1999-2000. Un total de 85% des élèves recrutés ont participé aux deux vagues de collecte de données.

 

En utilisant une approche de modélisation longitudinale du réseau social, les chercheurs ont fait plusieurs constats. Pris dans leur ensemble, les résultats suggèrent que les réseaux d’amis interagissent avec un tableau complexe d’influences, qui changent d’années en années, avec un potentiel d’amplifier les comportements antisociaux vers des formes plus sérieuses de violences par la sélection des pairs et l’influence de ceux-ci. Ces découvertes, suggèrent que les comportements violents n’apparaissent pas de façon impromptue. Au contraire, ces comportements émergent de comportements antisociaux plus dissimulés et apparemment moins nuisibles.

 

Il est donc primordial de prévenir les comportements asociaux au début de l’adolescence. Ces découvertes ont des implications claires pour la gestion de la dynamique sociale de la classe. La recherche suggère de prévoir des stratégies d’intervention pour la gestion et la prévention des troubles émotionnels et comportementaux.

Axe
Axe 1 : Les individus concernés par le phénomène,
Axe 2 : Le milieu scolaire et son organisation