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Academic and extracurricular predictors of peer victimization: Evidence of similarities across diverse racial and ethnic categories

Référence

Lehman, B.(2018), Academic and Extracurricular Predictors of Peer Victimization: Evidence of Similarities Across Diverse Racial and Ethnic Categories, Journal of Aggression, Maltreatment & Trauma, 27:4, 425-443, DOI: 10.1080/10926771.2017.1382635

Résumé

Cette recherche a été élaborée afin d’aider les acteurs du milieu scolaire à définir les causes de l’intimidation par les pairs dans les écoles américaines. Les précédentes recherches examinent, pour la plupart, l’incidence d’agressions expliquées par une stigmatisation de stéréotypes raciaux. Par exemple, une étude de Peguero et Williams (2013) explique que lorsqu’un élève afro-américain obtient de bonnes notes à l’école, il est plus enclin à être victime d’intimidation. Comme plusieurs articles l’indiquent, ceci suppose que seulement les élèves issus de groupes historiquement marginalisés sont victimes d’intimidation en lien avec leurs capacités intellectuelles.

 

Cette étude examine comment la performance scolaire et les activités parascolaires ont un impact sur le risque d’être pris pour victime par ses pairs, indépendamment de l’appartenance ethnique. Beaucoup d’études sur les stéréotypes scolaires, les agressions et le racisme sont limitées à une dichotomie raciale entre les Noirs et les Blancs.

Pour aborder ces écarts dans la littérature, cette recherche emploie un échantillon qui est représentatif de la diversité raciale et ethnique américaine et utilise les résultats scolaires et les activités parascolaires comme un prédicteur de la victimisation par les pairs. Pour ce faire, des données collectées pour le Education Longitudinal Study (ELS) de 2002 ont été analysées. Un questionnaire comportant plusieurs questions sur les caractéristiques physiques individuelles, la réussite scolaire, la participation aux activités parascolaires, les situations d’intimidation a été administré à des étudiants de 15 et 16 ans, au printemps 2002. Le National Center for Education Statistics (NCES) a employé une procédure d’échantillonnage stratifié et a formé un échantillon de 750 écoles à travers les États-Unis. L’échantillon final de cette recherche compte 13 461 étudiants.

 

À partir de ces données, toutes les analyses ont été conduites avec une modélisation multiniveaux où la mesure de la victimisation par les pairs était la variable dépendante. Les résultats montrent que lorsque ce type d’approche est utilisée, l’évidence d’un stigmate général contre les étudiants ayant de bons résultats scolaires, indépendamment de l’ethnie, apparaît. En d’autres mots, pour toute catégorie confondue, les analyses montrent que l’effort et l’accomplissement scolaire ainsi que la participation à des activités parascolaires sont associés à une victimisation accrue. Cette étude permet de constater que les préoccupations des acteurs du milieu scolaire et des parents ne devraient pas varier dépendamment de l’appartenance ethnique des élèves. Pour prévenir l’intimidation, les chercheurs proposent que les communautés utilisent une approche générale au lieu de viser un groupe d’élèves en particulier. Les acteurs du milieu scolaire et les parents détiennent un rôle important qui consiste à augmenter le prestige associé à la réussite scolaire.

Axe
Axe 1 : Les individus concernés par le phénomène,
Axe 2 : Le milieu scolaire et son organisation