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School Bullying: Development and Some Important Challenges

Référence

Olweus, D. (2103). School Bullying: Development and Some Important Challenges. Annual Review of Clinical Psychology. 9,751-780. DOI : 10.1146/annurev-clinpsy-050212-185516. 

Résumé

Afin d’augmenter l’efficacité des recherches menées  sur l’intimidation à l’école et d’améliorer la compréhension du phénomène, Olweus a réalisé un survol analytique et critique de la littérature scientifique disponible existante depuis les quarante dernières années. À travers les problèmes et les succès relevés, il explique les raisons qui justifient le rejet, la conservation et les réserves concernant différents concepts et méthodologies.

 

Parmi les différents aspects abordés, Olweus fait état des polémiques qui persistent autour des définitions du phénomène. Par exemple, il explique pourquoi le terme « mob » (mot issue de l’éthologie animale qui désigne une action agressive d’un groupe envers un individu, un intrus généralement d’une autre espèce) ne doit pas être retenu et pourquoi le terme « bully/victim » doit être utilisé. Pour l’auteur, ce terme permet de désigner une action intentionnelle et malveillante ou agressive faite par un ou plusieurs individus, qui se répète sur une période de temps et qui est caractérisée par un déséquilibre des forces. Olweus insiste sur l’importance de tenir compte de ce déséquilibre dans les questionnaires utilisés en introduisant une question permettant de vérifier ce déséquilibre. Cette distinction est d’autant plus importante que l’agressivité fait partie de comportements sains pour celui qui est capable de se défendre devant un autre d’égale force qui tente d’abuser. Cependant, l’agression envers un plus « faible », qui subit les attaques constitue une violation des droits de la personne fondamentaux et, dans ce cas, l’école a l’obligation morale d’intervenir et de prévenir ce genre de comportement agressif. Ce déséquilibre peut s’expliquer par la force physique, mais aussi par la place que chacun occupe dans le groupe (ex. : populaire,, ignoré, rejeté, etc.). L’auteur justifie ainsi l’importance de maintenir la distinction entre la victimisation par l’intimidation et la victimisation en général et entre l’intimidation et les agressions en général. Selon Olweus, les élèves victimes d’intimidation sont plus affectés que les élèves victimes de violence en général.

 

Olweus émet aussi des réserves quant à la méthodologie de la nomination « par les pairs », qui implique que les élèves doivent identifier celui qui est victime d’intimidation, celui qui est l’agresseur, etc. À ce sujet, il rappelle que l’intimidation est souvent un acte secret et peut être difficilement observable par les pairs et que les données ainsi obtenues peuvent diverger de celles qui auraient été obtenues par l’administration d’un questionnaire d’auto-évaluation, tel le Olweus Bully/victim Quetionnaire (OBQ). Ce Type de questionnaire utilisant la nomination par les pairs mesure le nombre de nominations alors que ni la fréquence ni la gravité des gestes ne sont pas mesurées. Il faut éviter d’interpréter la fréquence de la nomination comme étant équivalent à l’intensité ou gravité du problème. Olweus s’interroge aussi sur la dimension éthique d’un tel questionnaire et indique que plusieurs pays n’autorisent plus ce genre de questionnaire pour ces raisons. 

Axe
Axe 2 : Le milieu scolaire et son organisation