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Social information-processing mechanisms and school-bullying profiles among adolescents/ Traitement de l’information sociale et profils dans le harcèlement scolaire chez les adolescents

Référence

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Huré, K., Fontaine, R., & Kubiszewski, V. (2015). Traitement de l’information sociale et profils dans le harcèlement scolaire chez les adolescents. European Review of Applied Psychology, 65, 83-91.

Résumé

Si de nombreuses recherches se sont intéressées aux conséquences psychopathologiques de l’intimidation, peu de travaux ont été consacrés à l’étude du mode de traitement de l’information sociale selon le profil. Dans cette étude, quatre profils d’élèves ont été identifiés à partir d’un cadre théorique préétabli : les « neutres » (ne subissent et ne pratiquent aucune forme d’intimidation); les « victimes » (subissent les agressions sans y avoir recours à leur tours); les « agresseurs » (les initient sans les subir); les « agresseurs/victimes » (subissent et initient l’agression sur d’autres élèves que ceux qui les ont agressés). L’objectif de cette étude est donc d’identifier les différences et similitudes relatives au traitement de l’information sociale qui peuvent exister en fonction de ces profils. Les auteurs font l’hypothèse que chaque profil se caractérise par un schéma de traitement de l’information sociale différent. L’échantillon est constitué de 717 élèves âgés entre 10 et 16 ans (51% garçons) de la 6e à la 3e d’un collège français situé en zone urbaine.

 

L’ensemble des résultats confirme l’hypothèse de départ et montre qu’il existe un lien important entre le profil des adolescents dans l’intimidation et leur traitement de l’information sociale. L’analyse des résultats montre également que les agresseurs, les victimes et les agresseurs/victimes attribuent significativement plus d’intentions hostiles que les neutres. Ces résultats seraient la conséquence de l’exposition répétée de ces jeunes au phénomène. Les agresseurs seraient tellement habitués à harceler les autres qu’ils pensent que tout le monde en a après eux et agit de manière délibérée alors que les victimes ne feraient plus confiance aux autres. Pour conclure, les auteurs mentionnent que la production d’une réponse agressive pourrait ne pas être le fruit d’une seule fonction déterminée par le degré d’hostilité perçu par l’individu, mais d’une pluralité de facteurs contingents. Il n’existerait donc pas un facteur unique responsable des biais du traitement de l’information sociale.

Axe
Axe 1 : Les individus concernés par le phénomène